Flux
Articles
Commentaires

Doucement mais surement… avec l’aide de bons Samaritains !

En août et septembre, avec l’aide d’Adrienne, de Dominique et des enfants, nous avons rempli les murs de bottes de paille ; comme c’est satisfaisant de voir toutes ces bottes dans les murs, malgré un grand nombre de bottes qu’il a fallu rebotteler : grâce au charpentier, et oui encore lui, qui nous a imposé un an de retard, les bottes entassées dans la maison se sont tassées… elles sont donc un peu moins larges mais plus longues que l’an dernier, d’où rebottelage ! résultat, nous mettons 4 fois plus de temps) !
Le charpentier ayant posé les poteaux de descente de charges qui manquaient à la solidité de la charpente fin août, nous pouvons enfin faire l’isolation de la seconde moitié de la toiture. A trois (certaines fois avec Thomas puis avec Vivien), étant bien rodés, nous avançons à pas de géant ! C’est bien agréable d’avoir enfin de l’espace vide dans la grande pièce du bas ; les bottes restantes sont pour l’isolation des 2 noues et des 3 pignons.
Au niveau de la toiture, la jonction entre l’ancien toit et le nouveau est finie depuis hier ; une partie des gouttières est déjà posée et les autres le seront dans quelques jours…
Aujourd’hui, nous avons posé la première fenêtre… enfin la maison se ferme ! Quelle joie après tant de temps et d’effort ! En ce moment, les choses avancent vite… merci à Vivien, jeune woofer, qui est venu nous aider pour un mois ; une vraie bénédiction…

Après son départ, peu avant noël, tous le bas était quasiment fermé. reste à mettre les deux baies vitrée et une porte fenêtre.

Merci à eux encore et bonne année à tous, le plus important est la santé et le moral.

Merci Odile

Les chantiers participatifs reprendront dès que le temps se sera radouci, entre avril et mai. Manifestez-vous si l’enduit terre paille vous tente, ou tout autre activité autour de la construction d’une maison paille.

Des nouvelles du chantier

Rien ne se perd….

Nous sommes envahis de petits brins de paille provenant de la découpe des bottes !…

Il est donc temps de faire une cloison en terre paille. La recette est simple ; une barbotine à laquelle ont ajoute énormément de paille. Mettre à égoutter en bâchant environ 24h.

Glisser le terre-paille bien collant entre deux planches ; tasser fortement puis décoffrer 2 à 3 jours après.

Ne pas s’inquiéter des quelques graines de blé qui germent dans le mur, ce sont des témoins d’hygrométrie qui faneront quand le mur sera sec … Petit détail : ne pas oublier de placer les gaines d’électricité…..

ET si on faisait le mur …

Aujourd’hui c’est effervescence, avec Adrienne John et les enfants (ils sont 6) nous aménageons l’espace de travail au rez-de-chaussée, entre les bottes, pour pouvoir placer la tonne à eau contenant la barbotine ainsi que les palettes (sur plastique) qui serviront à l’égout des bottes barbotinées.

Nous commençons enfin les murs. Le temps de prendre nos repères et d’apprendre à travailler ensemble et la première rangée de bottes est posée… elle à fier allure et nous sommes satisfait.

Ça avance bien :)

Le mur monte, un peu de rebottellage facilite le travail. Au niveau de la chambre des enfants l’isolation est faite sur le toit. Nous avons du rebotteler, compresser les bottes avec un crique de voiture (faute de mieux) et placer les botte dans la largeur au lieu de le faire dans la longueur. Le résultat est plus que satisfaisant car aucun pont thermique. Si la cadence se maintient nous pourrions aborder les enduits dès la semaine prochaine.

La recette du jour

Depuis quelques semaines, nous avons commencé à mettre les bottes dans le toit. Le principe est simple, c’est comme pour la dalle à deux différences près le nombre de coins coupés et la barbotine. Dans un premier temps, nous découpons les quatre coins de la botte pour la glisser entre les IPNs  (alors que pour  la dalle nous n’en découpions que deux). Les chutes de pailles vont servir à faire du torchis pour boucher les éventuels ponts thermiques.  Une demi-journée avant la mise en place de la botte, elle est trempée dans la barbotine sur deux faces (intérieure et extérieure) : ceci pour diminuer les risques d’incendie et éviter les petites bêtes. La recette de la barbotine : entre 20 et 25% de chaux, le reste de terre argileuse (loess), et la quantité d’eau dépendra de la consistance que nous souhaitons donner à notre mixture (elle doit “napper” le doigt). La botte “barbotinée” est présentée à l’extrémité basse de la toiture pour être poussée et/ou tirée jusqu’à sa place définitive ; tous les moyens sont bons : huile de coude, sangles, treuille…

Après un hiver long et rude (pour le confort et le moral), nous nous décidâmes à reprendre le travail dès que la température ambiante dépassât 12°. Aujourd’hui la toiture est quasi terminée, reste environ 1 journée de travail pour les finitions. Je profite de ces quelques lignes pour remercier  et apprécier le courage et la ténacité de ma femme (elle a le vertige quand elle monte sur une chaise) qui est restée suspendue pendant plusieurs semaines à 11M de haut pour faire ce toit.

La semaine dernière elle a récupéré la terre pour la barbotine des murs. Nous allons commencer dès cette semaine à plonger nos bottes  dans le lait de chaux pour les mettre entre les chevrons du toit. Entre temps il faut que nous terminions le chainage  sur un mur existant afin que notre charpentier (encore lui pour ceux qui suivent depuis le début) puisse mettre un poteau  de descente de charge au bon endroit.

Bien sûr, avec tout cela il faut aussi concilier les affaires courantes … enfant à l’école, entreprise, potager (7 ha)….mais maintenant le moral est bon; on se dit que ça ne peut pas être pire que l’année dernière.

Tout est prêt aujourd’hui pour les chantiers participatifs. Il y a possibilité de dormir, visiter la région (pour ceux qui vienne de loin) et  pour ne rien gâcher,  les volontaires sont revenus pour la table…  les chantiers participatifs auront lieu tous les WE en mai et juin (paillage de la toiture) puis  tous les jours en juillet et aout (paillage des mur, électricité, plomberie, enduits terre).

Vous êtes les bienvenus

Bonne et heureuse année 2011 à toutes et à tous(avec un peu de retard).
Quelle chance !
Un mardi de la mi-novembre, nous enfilons nos gants… objectif : rentrer toute la paille bâchée (environ 260-270 bottes) de la cour avant l’arrivée de la neige !…
Une course contre la montre commence : la neige annoncée pour l’après-midi va-t-elle arriver chez nous vers 12h ? 14 h ? 16 h ? 18 h ?…
Samir, 2 ans1/2, encourageant, court à mes côtés une bonne partie de la matinée ; il aura été « sage comme une image » toute la matinée ; il semble avoir compris l’importance et l’urgence de la situation ! Brave petit bonhomme qui finit par attendre sagement l’heure du déjeuner assis sur une botte en regardant alternativement papa puis maman, couvert de brins de paille, porter des bottes et les hisser au bon endroit !
Après une pause repas rapidement expédiée, Karim, 9 ans, aide efficacement pendant presque 1 heure avant de retourner à l’école.
Samir couché pour une bonne sieste, nous reprenons le rythme…  et les dernières bottes rentrent à 16 h ; nous avons eu de la chance, la neige n’arrive que peu de temps après.
Toutes les bottes sont maintenant à l’abri et comme le bâchage dans la cours était bon, seules 3-4 bottes montraient quelques traces d’humidité !
Un dernier effort pour bâcher les 2 derniers côtés de la maison… Il est 23 h !
Nous sommes épuisés… mais heureux !
Ne sachant combien de neige allait tomber, nous gardions l’espoir qu’elle fonde et que nous puissions remonter sur le toit rapidement. Las, nos espoirs furent déçus et je dus m’attacher à 2 lignes de vie pour bâcher le tiers de toit non tuilé recouvert d’un manteau neigeux… 5 h de bâchage pour que le pare-pluie ne craigne plus rien !
Je redescendis gelée et trempée de la tête aux pieds… mais je n’avais pas glissée… ouf !
La neige a duré 2 mois et le froid vif 3 mois.  Nous sommes impatient  de reprendre la toiture dès que le temps le permettra et nous avons hâte que le temps se réchauffe pour faire remonter les 5-7°C que nous avons dans la maison… vivement la maison en paille bien isolée !!!

Début aout, en quelques jours, l’ossature de la maison fut montée… et les ennuis revinrent en nombre !

Un énorme orage et plus de 20mm d’eau inondèrent les 100m² de la dalle… les bâches n’ayant pas résistées ; la dalle paille sera à refaire !

Après quelques temps de découragement et du ressentiment envers le charpentier (qui nous a imposé la pose du plancher, et donc le paillage de la dalle, avant de monter les murs), nous décidâmes de ne plus penser à la dalle pour nous concentrer sur les récoltes de paille et leur stockage chez l’agriculteur pour quelques jours en attendant la mise hors eau de notre maison.

Une belle paille (de blé pour la toiture et d’avoine pour les murs) fut pressée et ce sont 730 bottes qui furent chargées sur 3 grandes remorques plateaux et stockées sous hangars… moins d’une heure avant la pluie ! Un grand merci à l’agriculteur, ainsi qu’à son fils et deux de ses copains pour l’aide efficace et pleine de bonne humeur qu’ils nous donnèrent.

A peine les murs du premier étage furent-ils posés, que les charpentiers durent bricoler des rustines : les murs n’étaient pas tous de la même hauteur. Et au lieu d’avoir un écartement constant entre montants (pour avoir toujours la même taille de bottes de paille), nous en avons dénombrés 21 ! Nous aurons donc beaucoup de rebottelage à effectuer…

Puis vint le tour des erreurs sur la charpente (pannes intermédiaires trop longues, chevrons pas l’un en face de l’autre, tout est de travers, rien n’est parfaitement à niveau), le tour du manque de solidité de l’ensemble de la structure (encrages au sol manquant, dalle qui s’enfonce sous les piliers de descente de charges…). et le charpentier ne donne aucun signe de vie pendant 5 semaines !

Une urgence, mettre la maison hors eau… Emmanuel vient faire ses premières armes sur notre toit pendant une semaine : pose des lattes, du pare-pluie et des contre-lattes.

Le travail et les très bonnes relations avec Emmanuel nous permettent d’oublier un peu les problèmes et nous mettent du baume au cœur… Un très grand merci à toi, Emmanuel, pour cette semaine de travail intense et ta bonne humeur. Sans oublier l’aider tout aussi précieuse de Périnne qui a pris le relais après le départ d’Emmanuel avec bonne humeur et gentillesse.

Le pare-pluie fut terminé juste à temps pour nous permettre de rentrer la première remorque de paille puis la seconde quelques jours plus tard (l’agriculteur ayant besoin de place pour rentrer son foin).

Nous naviguons entre découragement, lassitude, gestion des imprévus (une grosse partie de la paille est stockée dans la cour, sur des palettes sous bâches), prise d’informations techniques (DTU d’une maison à ossature bois) et renseignements juridiques au cas où !….

Mon moral est au plus bas mais mon mari veille et me rappelle que l’essentiel est que nous soyons ensembles et en bonne santé !

Depuis quelques temps, le charpentier est revenu sur le chantier ; il a changé le pilier de descente de charge central afin qu’il ne repose plus sur la dalle mais directement sur le chainage, a mis quelques renforts à droite – à gauche et surtout nous autorise à couvrir…

Aujourd’hui, environ la moitié de la toiture est tuilée et nous espérons finir dans les jours à venir. Il faut faire vite car si la neige tombe sur le pare-pluie ou sur la paille bâchée…

Désolée pour tous les volontaires qui avaient prévu de venir faire de la paille et de l’enduit terre au mois d’aout… ces chantiers-là n’auront probablement pas lieux avant avril-mai 2011 !

Le jeu des dieux…

Après la pose de l’OSB entre les IPN la paille est arrivée. A peine les bottes de paille posées sur la dalle, la trémie a cédé sous sont poids (manque de renfort). C’est lourd une botte ! En plus des 250kg/m² règlementaire il fallait aussi prévoir le poids de la paille. Donc appel au charpentier mise en place de quelques rustines en attendant une poutre de soutènement … Samedi, trois amis étaient venus nous aider (voir les photos pour le déroulement, écartement des IPN, soupoudrage de chaux – mis en place de la botte, retrait des ficelles). On avait bien avancé. En 1 après-midi nous avions posé ¼ de la dalle, donc nous pouvions espérer finir en 3 – 4 jours. Sauf que Zeus n’était pas d’accord, il a préféré jouer.  Donc nous avons joué pendant 3 semaines à cache-cache avec la pluie. Nous remplissions une travée et durant la nuit…orage. C’est reparti pour un tour nous retirions les bottes mouillées, la nuit suivante c’était Eole qui s’était invité au jeu, un coup de vent pour soulever la bâche et puis on mouille. Notre morale et nos nerfs ont été mis à rude épreuve. Faire et refaire, bâcher, débâcher au bout d’un moment, on finit par n’en plus pouvoir. Fort heureusement pour nous, les dieux ont fini par se lasser et nous laisser un peu de répit. Nous avons pu continuer et pour nous mettre encore plus de baume au cœur nous avons eu l’aide précieuse de Marie, LILI et Chou : des personnes fort sympathiques et pleines de motivation… résultat, nous avons pu terminer la dalle lundi. Mais Zeus et Eole se sont rappelés à nos bons (mauvais) souvenirs dans la nuit de lundi à mardi. Un coté de la bâche soulevé et rebelote trois bottes à refaire. Donc nous avons fini pendant que les charpentiers posaient le plancher sur la dalle. Nous sommes heureux aujourd’hui malgré tout, car avec ce temps automnal c’est un autre type de champignon qui pousse… le reste de la maison ! Les charpentiers sont en train de la monter. Ils devraient avoir fini mardi prochain.

Suivre

Get every new post delivered to your Inbox.