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le wwoofing en alsace

La télé nous a rendu visite pour évoquer le wwoofing.

Au potager

Sur l’éco-construction

 

 

 

 

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Idées reçues

Notre maison avance bien grace à l’aide précieuse de wwoofers et wwoofeuses. des photos suivront, mais pour ceux qui auraient encore des doutes sur le bien fondé de la construction en paille, voici un petit reportage.

Riche en travail : la construction de la maison avance à grands pas !

Alors que l’hiver s’en va peu à peu, remplacé par le printemps qui nous réchauffe, quatre amis très costauds sont venus nous aider : il s’agissait de positionner les baies vitrées de 200 kg dans leur cadre. Quelle joie lorsque, après une demi-journée d’activité intense, dirigée par Sylvain, ancien du métier, dont les conseils avisés furent indispensables, nous vîmes toutes les baies vitrées en place, fermant presque totalement la façade ouest. Merci à René, Pierre, Roland et Sylvain pour leur aide sans laquelle nous n’aurions jamais pu poser ces énormes doubles-vitrages de plus de deux mètres par deux !

Nous finîmes l’isolation en bottes de paille de la toiture et nous mîmes les planches de rives qui permettent de coffrer l’isolant de la toiture ; enfin, nous fixâmes les gouttières, et les échelles à neige côté nord !

Petit à petit, les murs et pignons de la maison ont été remplis de paille… rebottelage (environ 8 bottes à l’heure) et taille des bottes en triangle pour les coins (environ 4 bottes à l’heure) furent le plus long ; puis l’isolation des petits interstices avec des poignées de longs brins de paille bien tournés et serrés afin qu’ils tiennent parfaitement dans le creux à combler.

Semaines après semaines, des tonnes de torchis (mélange de terre argileuse pour 2/3 et de sable pour 1/3, additionné d’eau, de paille, d’herbe et de ferment type jus d’herbe fermentée ou fromage blanc) furent malaxées, montées sur l’échafaudage et appliquées sur les murs extérieurs en une couche d’environ 5-6 cm d’épaisseur.

 

Riche en rencontres :

Entre mai et décembre 2012, 26 jeunes wwoofers sont venus nous aider dans notre aventure…

Venus des 4 coins du monde (USA, Québec, Estonie, Malaisie, Australie, Espagne, Suisse, Allemagne, Danemark, Pays de Galles, Japon, Maroc ou France)…

Les uns pour découvrir un potager bio et une construction écologique, un mode de vie simple et proche de la nature ;

D’autres pour apprendre le français et visiter la région…

Tous sont venus pour découvrir, échanger, partager des expériences et un moment de vie de la famille pour quelques jours ou plusieurs mois.

Merci à tous ces jeunes, souvent si sympathiques, que des liens d’amitié se sont créés…

Doucement mais surement… avec l’aide de bons Samaritains !

En août et septembre, avec l’aide d’Adrienne, de Dominique et des enfants, nous avons rempli les murs de bottes de paille ; comme c’est satisfaisant de voir toutes ces bottes dans les murs, malgré un grand nombre de bottes qu’il a fallu rebotteler : grâce au charpentier, et oui encore lui, qui nous a imposé un an de retard, les bottes entassées dans la maison se sont tassées… elles sont donc un peu moins larges mais plus longues que l’an dernier, d’où rebottelage ! résultat, nous mettons 4 fois plus de temps) !
Le charpentier ayant posé les poteaux de descente de charges qui manquaient à la solidité de la charpente fin août, nous pouvons enfin faire l’isolation de la seconde moitié de la toiture. A trois (certaines fois avec Thomas puis avec Vivien), étant bien rodés, nous avançons à pas de géant ! C’est bien agréable d’avoir enfin de l’espace vide dans la grande pièce du bas ; les bottes restantes sont pour l’isolation des 2 noues et des 3 pignons.
Au niveau de la toiture, la jonction entre l’ancien toit et le nouveau est finie depuis hier ; une partie des gouttières est déjà posée et les autres le seront dans quelques jours…
Aujourd’hui, nous avons posé la première fenêtre… enfin la maison se ferme ! Quelle joie après tant de temps et d’effort ! En ce moment, les choses avancent vite… merci à Vivien, jeune woofer, qui est venu nous aider pour un mois ; une vraie bénédiction…

Après son départ, peu avant noël, tous le bas était quasiment fermé. reste à mettre les deux baies vitrée et une porte fenêtre.

Merci à eux encore et bonne année à tous, le plus important est la santé et le moral.

Merci Odile

Les chantiers participatifs reprendront dès que le temps se sera radouci, entre avril et mai. Manifestez-vous si l’enduit terre paille vous tente, ou tout autre activité autour de la construction d’une maison paille.

Des nouvelles du chantier

Rien ne se perd….

Nous sommes envahis de petits brins de paille provenant de la découpe des bottes !…

Il est donc temps de faire une cloison en terre paille. La recette est simple ; une barbotine à laquelle ont ajoute énormément de paille. Mettre à égoutter en bâchant environ 24h.

Glisser le terre-paille bien collant entre deux planches ; tasser fortement puis décoffrer 2 à 3 jours après.

Ne pas s’inquiéter des quelques graines de blé qui germent dans le mur, ce sont des témoins d’hygrométrie qui faneront quand le mur sera sec … Petit détail : ne pas oublier de placer les gaines d’électricité…..

ET si on faisait le mur …

Aujourd’hui c’est effervescence, avec Adrienne John et les enfants (ils sont 6) nous aménageons l’espace de travail au rez-de-chaussée, entre les bottes, pour pouvoir placer la tonne à eau contenant la barbotine ainsi que les palettes (sur plastique) qui serviront à l’égout des bottes barbotinées.

Nous commençons enfin les murs. Le temps de prendre nos repères et d’apprendre à travailler ensemble et la première rangée de bottes est posée… elle à fier allure et nous sommes satisfait.

Ça avance bien 🙂

Le mur monte, un peu de rebottellage facilite le travail. Au niveau de la chambre des enfants l’isolation est faite sur le toit. Nous avons du rebotteler, compresser les bottes avec un crique de voiture (faute de mieux) et placer les botte dans la largeur au lieu de le faire dans la longueur. Le résultat est plus que satisfaisant car aucun pont thermique. Si la cadence se maintient nous pourrions aborder les enduits dès la semaine prochaine.

La recette du jour

Depuis quelques semaines, nous avons commencé à mettre les bottes dans le toit. Le principe est simple, c’est comme pour la dalle à deux différences près le nombre de coins coupés et la barbotine. Dans un premier temps, nous découpons les quatre coins de la botte pour la glisser entre les IPNs  (alors que pour  la dalle nous n’en découpions que deux). Les chutes de pailles vont servir à faire du torchis pour boucher les éventuels ponts thermiques.  Une demi-journée avant la mise en place de la botte, elle est trempée dans la barbotine sur deux faces (intérieure et extérieure) : ceci pour diminuer les risques d’incendie et éviter les petites bêtes. La recette de la barbotine : entre 20 et 25% de chaux, le reste de terre argileuse (loess), et la quantité d’eau dépendra de la consistance que nous souhaitons donner à notre mixture (elle doit « napper » le doigt). La botte « barbotinée » est présentée à l’extrémité basse de la toiture pour être poussée et/ou tirée jusqu’à sa place définitive ; tous les moyens sont bons : huile de coude, sangles, treuille…

Après un hiver long et rude (pour le confort et le moral), nous nous décidâmes à reprendre le travail dès que la température ambiante dépassât 12°. Aujourd’hui la toiture est quasi terminée, reste environ 1 journée de travail pour les finitions. Je profite de ces quelques lignes pour remercier  et apprécier le courage et la ténacité de ma femme (elle a le vertige quand elle monte sur une chaise) qui est restée suspendue pendant plusieurs semaines à 11M de haut pour faire ce toit.

La semaine dernière elle a récupéré la terre pour la barbotine des murs. Nous allons commencer dès cette semaine à plonger nos bottes  dans le lait de chaux pour les mettre entre les chevrons du toit. Entre temps il faut que nous terminions le chainage  sur un mur existant afin que notre charpentier (encore lui pour ceux qui suivent depuis le début) puisse mettre un poteau  de descente de charge au bon endroit.

Bien sûr, avec tout cela il faut aussi concilier les affaires courantes … enfant à l’école, entreprise, potager (7 ha)….mais maintenant le moral est bon; on se dit que ça ne peut pas être pire que l’année dernière.

Tout est prêt aujourd’hui pour les chantiers participatifs. Il y a possibilité de dormir, visiter la région (pour ceux qui vienne de loin) et  pour ne rien gâcher,  les volontaires sont revenus pour la table…  les chantiers participatifs auront lieu tous les WE en mai et juin (paillage de la toiture) puis  tous les jours en juillet et aout (paillage des mur, électricité, plomberie, enduits terre).

Vous êtes les bienvenus